I think a couple things about this. One is that, given federalism is the status quo, the onus is on separatists to make any arguments. This could lead to complacency on the federalist “side”, sure, but why should we (I’m a federalist, though not a journalist) have to justify what is, all things considered, working well enough? At the very least I have never seen a compelling, practical, realistic, non-emotional argument for separatism.
The other thing, and you allude to it, is that maybe newspapers are just not where public debate is happening anymore. One might be concerned if one were a separatist, if the main thrust of argument was coming in the paper…
Les Québecois qui vote NON au référendum mais pour PQ, BQ, etc, comprenne — sans le savoir, mais instinctivement — ce que Hamilton expliquait dans Federalist 51. (Dans la partie qui concerne les principles de la fédération.) C’est à dire qu’en déléguant la souveraineté et les responsabilité entre plusieurs niveau de gouvernement c’est le peuple qui est protégé d’un gouvernement unique qui pourrait plus facilement abusé de la souveraineté du peuple. “
“Ambition must be made to counter ambition.”
“. First. In a single republic, all the power surrendered by the people is submitted to the administration of a single government; and the usurpations are guarded against by a division of the government into distinct and separate departments. In the compound republic of America, the power surrendered by the people is first divided between two distinct governments, and then the portion allotted to each subdivided among distinct and separate departments. Hence a double security arises to the rights of the people. The different governments will control each other, at the same time that each will be controlled by itself. Second. It is of great importance in a republic not only to guard the society against the oppression of its rulers, but to guard one part of the society against the injustice of the other part. “
Ce qui est tragique c’est que c’est un argument qu’aucun journalist ou politicien contemporain ne rappelé.
On veut que le provinciale se chicane avec le fédérale. Et vice-versa. C’est bon pour nous. D’accord c’est compliqué et fatiguant mais l’alternative est trop dangereuse pour nous. .
Les fédéralistes sont simplement plus habiles. C’est beaucoup plus efficace de défendre le fédéralisme sous un chapeau d’analystes neutres au-dessus de la mêlée. Ça permet de présenter ça comme si, d’un côté, on a de méchants séparatisses chez le méchant EMPIRE juggernaut Québecor, et de l’autre côté, on a SEULEMENT La Presse (une petite OBNL objective), Cogeco (des minus), Noovo (Bell, c’est rien), Radio-Canada/CBC (petit diffuseur public de rien), sans compter les The Gazette, Radio X, etc, Dans le camp de tous ces petits, ce sont des analystes sérieux et des animateurs objectifs qui pensent rationnellement qu’il vaudrait mieux rester dans le Canada, avant d’ajouter au passage que PSPP est borné et irresponsable s’il ne retire pas sa promesse de référendum. Un référendum qu’on répète quotidiennement dans tous ces médias combien personne n’en veut. D’ailleurs, pourquoi les fédéralistes parleraient de l’idée alors qu’ils peuvent juste mettre tout le focus sur combien l’idée est basse dans les sondages?
Tu fais toute une liste plus haut. Je ne la passerai pas dans l’ordre, mais pour ne prendre qu’un seul exemple : combien de chroniques Yves Boisvert a-t-il écrit depuis cinq ans pour faire valoir de façon explicite les avantages du fédéralisme?
D’un côté, il y a toute une force de frappe qui tape sur le clou régulièrement, dans certains cas presque quotidiennement. De l’autre, ils ou elles sont peut-être fédéralistes, mais faut vraiment le savoir.
Après, ce n’est pas plus grave, mais c’est quand même étonnant de voir le prosélytisme qui se déploie dans certains journaux d’un côté, le désert presque total de l’autre, et l’écart avec le sentiment général.
Si j'avais voulu faire la liste des gens qui sont seulement « peut-être » fédéralistes, je serais encore en train d'écrire. Les Lagacé et Paul Arcand qui, encore une fois, ont pas mal plus d'influence que la plupart des chroniqueurs dont tu parles.
Cela dit, la réponse à ta question me semble assez évidente. Pourquoi ces gens-là ne font pas valoir de façon plus explicite les avantages du fédéralisme? Premièrement, parce que c'est le statu quo, et que le statu quo n'est pas menacé. Ils peuvent rester semi-subtil et comme je disais dans mon premier message, passer pour des gens objectifs sur la question, au-dessus de la mêlée.
Si le OUI devient une réelle possibilité, ils vont devenir de moins en moins subtils. On a déjà vu une différence quand le PQ de PSPP a pris la tête dans les sondages. Il est passé du premier de classe qui trippe pays scandinaves à un crinqué d'extrême-droite qui est la marionette de MBC et Boloré.
Ce que j'aimerais vraiment beaucoup, perso, c'est qu'on étiquette les fédéralistes dans nos médias comme on y étiquette les indépendantistes.
Je parle surtout des journaux, et Radio X a peu d’influence hors de Québec. Et à l’opposé, QUB prend de plus en plus de place à Montréal.
Il n’y a aucun équivalent ou contrepoids en notoriété, en impact et en fréquence aux Bock-Côté, Martineau, Facal, Robitaille chez Québecor, ou Lisée et David au Devoir.
Dites-moi où sont ces chroniqueurs fédéralistes d’impact dans les journaux du Québec, et que l’on voit plus qu’une fois de temps en temps?
Radio-Canada a quelques panélistes, mais ça inclut aussi des souverainistes.
En tous les cas, je ne crois pas qu’on puisse comparer l’impact de journaux qui atteignent potentiellement quelques millions de Québécois chaque jour avec les cotes d’écoute faméliques de LCN ou RDI.
Je veux bien, mais QUB n’était pas la joke de tout le monde pour dire que leurs cotes d’écoute étaient risibles? Ce serait maintenant là où le Québec se forge ses opinions?
Qui pense que La Presse n’a qu’un impact négligeable face à un Journal de Montréal qui traine sur les comptoirs de resto poches avec des chroniques qui couvrent trois sujets en 300 mots?
Pour toi, Chantal Hébert au quotidien partout à Masbou, RDI, TLMEP et tout ça, elle n’a pas l’influence d’un Facal? Alec Castonguay et toutes ses émissions quotidiennes, personne ne se fie à ses opinions d’animateur neutre parce qu’on préfère se fier sur Richard Martineau? Yves Boisvert n’est pas assez crédible et sérieux pour faire le poids contre un Rémi Villemure? Michel C. Auger est un analyste de métier qui joue fair-game lorsqu’il est question d’indépendance? Philippe Cantin a quitté La Presse dont tu t’ennuies pour faire 3h par jour partout à Cogeco en tant que souverainiste? Nathalie Normandeau qui a une émission tous les jours de l’année, elle hésite à voter oui ou non? Crime, Gaétan Barrette est invité partout. Christine St-Pierre est constamment invitée comme experte objective sur plein d’enjeux. Sans compter toutes les vedettes riches comme les François Lambert ou Mitch Garber qui viennent nous expliquer combien on ferait faillite dans un Québec indépendant. Personne ne se fie à ce que raconte Anne-Marie Dussault et qui elle invite tous les jours à 24/60 parce que c’est sur RDI? Et je n’embarque même pas dans les rôles plus funnés à la Jean-Philippe Wauthier (ouvertement libéral tous les jours) et les Jean-René Dufort qui ont selon moi pas mal plus d’influence que la très grande majorité des chroniqueurs du JDM!
D’ailleurs, quand on fait des panels de 3-4 talking heads à Radio-Can, Noovo ou peu importe, avec un indépendantiste clairement identifié comme tel, tu ne déduis pas que les autres sont fédéralistes? Ils sont juste des gens discrets sur leurs opinions politiques?
Et là, je liste tout ça par coeur assis sur un banc de parc vite vite, mais ta hot take est tellement grosse. André Pratte continue d’écrire sur X, et on voit constamment ses arguments être repris dans plusieurs des noms cités ci-haut. Il n’y a pas de quoi être nostalgique.
C’est sûr que si on fait semblant que la ville de Québec et ses radios super écoutées ne comptent pas, et qu’on ne tient pas compte de toutes les platefomes disponibles en 2026, et qu’on fait semblant que personne ne comsomme de contenu anglophone à 99.9% fédéralistes et qu’on se fait croire que les très nombreux anglos/allos consomment full nos médias franco, et que Québecor est plus gros que Bell Netflix et Amazon réunis, on peut arriver à d’autres conclusions, mais sincèrement, même en faisant ce genre de split, je ne sais pas dans quel Québec il faut vivre pour penser qu’une majorité de Québécois utilise majoritairement le Journal de Montréal pour se faire une opinion politique.
D’ailleurs, si tous nos médias sont si souverainistes que ça, pourquoi le projet indépendantiste ne grimpe juste jamais et qu’on continue de voter pour la CAQ et le Parti Libéral depuis plus de 20 ans? Et ce ne sont quand même pas les chroniqueurs indépendantistes qui viennent nous pousser combien il y a une lune de miel avec chaque nouveau chef libéral ou qui jasent du fameux effet Fréchette.
I think a couple things about this. One is that, given federalism is the status quo, the onus is on separatists to make any arguments. This could lead to complacency on the federalist “side”, sure, but why should we (I’m a federalist, though not a journalist) have to justify what is, all things considered, working well enough? At the very least I have never seen a compelling, practical, realistic, non-emotional argument for separatism.
The other thing, and you allude to it, is that maybe newspapers are just not where public debate is happening anymore. One might be concerned if one were a separatist, if the main thrust of argument was coming in the paper…
Les Québecois qui vote NON au référendum mais pour PQ, BQ, etc, comprenne — sans le savoir, mais instinctivement — ce que Hamilton expliquait dans Federalist 51. (Dans la partie qui concerne les principles de la fédération.) C’est à dire qu’en déléguant la souveraineté et les responsabilité entre plusieurs niveau de gouvernement c’est le peuple qui est protégé d’un gouvernement unique qui pourrait plus facilement abusé de la souveraineté du peuple. “
“Ambition must be made to counter ambition.”
“. First. In a single republic, all the power surrendered by the people is submitted to the administration of a single government; and the usurpations are guarded against by a division of the government into distinct and separate departments. In the compound republic of America, the power surrendered by the people is first divided between two distinct governments, and then the portion allotted to each subdivided among distinct and separate departments. Hence a double security arises to the rights of the people. The different governments will control each other, at the same time that each will be controlled by itself. Second. It is of great importance in a republic not only to guard the society against the oppression of its rulers, but to guard one part of the society against the injustice of the other part. “
Ce qui est tragique c’est que c’est un argument qu’aucun journalist ou politicien contemporain ne rappelé.
On veut que le provinciale se chicane avec le fédérale. Et vice-versa. C’est bon pour nous. D’accord c’est compliqué et fatiguant mais l’alternative est trop dangereuse pour nous. .
Les fédéralistes sont simplement plus habiles. C’est beaucoup plus efficace de défendre le fédéralisme sous un chapeau d’analystes neutres au-dessus de la mêlée. Ça permet de présenter ça comme si, d’un côté, on a de méchants séparatisses chez le méchant EMPIRE juggernaut Québecor, et de l’autre côté, on a SEULEMENT La Presse (une petite OBNL objective), Cogeco (des minus), Noovo (Bell, c’est rien), Radio-Canada/CBC (petit diffuseur public de rien), sans compter les The Gazette, Radio X, etc, Dans le camp de tous ces petits, ce sont des analystes sérieux et des animateurs objectifs qui pensent rationnellement qu’il vaudrait mieux rester dans le Canada, avant d’ajouter au passage que PSPP est borné et irresponsable s’il ne retire pas sa promesse de référendum. Un référendum qu’on répète quotidiennement dans tous ces médias combien personne n’en veut. D’ailleurs, pourquoi les fédéralistes parleraient de l’idée alors qu’ils peuvent juste mettre tout le focus sur combien l’idée est basse dans les sondages?
Tu fais toute une liste plus haut. Je ne la passerai pas dans l’ordre, mais pour ne prendre qu’un seul exemple : combien de chroniques Yves Boisvert a-t-il écrit depuis cinq ans pour faire valoir de façon explicite les avantages du fédéralisme?
D’un côté, il y a toute une force de frappe qui tape sur le clou régulièrement, dans certains cas presque quotidiennement. De l’autre, ils ou elles sont peut-être fédéralistes, mais faut vraiment le savoir.
Après, ce n’est pas plus grave, mais c’est quand même étonnant de voir le prosélytisme qui se déploie dans certains journaux d’un côté, le désert presque total de l’autre, et l’écart avec le sentiment général.
Si j'avais voulu faire la liste des gens qui sont seulement « peut-être » fédéralistes, je serais encore en train d'écrire. Les Lagacé et Paul Arcand qui, encore une fois, ont pas mal plus d'influence que la plupart des chroniqueurs dont tu parles.
Cela dit, la réponse à ta question me semble assez évidente. Pourquoi ces gens-là ne font pas valoir de façon plus explicite les avantages du fédéralisme? Premièrement, parce que c'est le statu quo, et que le statu quo n'est pas menacé. Ils peuvent rester semi-subtil et comme je disais dans mon premier message, passer pour des gens objectifs sur la question, au-dessus de la mêlée.
Si le OUI devient une réelle possibilité, ils vont devenir de moins en moins subtils. On a déjà vu une différence quand le PQ de PSPP a pris la tête dans les sondages. Il est passé du premier de classe qui trippe pays scandinaves à un crinqué d'extrême-droite qui est la marionette de MBC et Boloré.
Ce que j'aimerais vraiment beaucoup, perso, c'est qu'on étiquette les fédéralistes dans nos médias comme on y étiquette les indépendantistes.
Je parle surtout des journaux, et Radio X a peu d’influence hors de Québec. Et à l’opposé, QUB prend de plus en plus de place à Montréal.
Il n’y a aucun équivalent ou contrepoids en notoriété, en impact et en fréquence aux Bock-Côté, Martineau, Facal, Robitaille chez Québecor, ou Lisée et David au Devoir.
Dites-moi où sont ces chroniqueurs fédéralistes d’impact dans les journaux du Québec, et que l’on voit plus qu’une fois de temps en temps?
Radio-Canada a quelques panélistes, mais ça inclut aussi des souverainistes.
En tous les cas, je ne crois pas qu’on puisse comparer l’impact de journaux qui atteignent potentiellement quelques millions de Québécois chaque jour avec les cotes d’écoute faméliques de LCN ou RDI.
Je veux bien, mais QUB n’était pas la joke de tout le monde pour dire que leurs cotes d’écoute étaient risibles? Ce serait maintenant là où le Québec se forge ses opinions?
Qui pense que La Presse n’a qu’un impact négligeable face à un Journal de Montréal qui traine sur les comptoirs de resto poches avec des chroniques qui couvrent trois sujets en 300 mots?
Pour toi, Chantal Hébert au quotidien partout à Masbou, RDI, TLMEP et tout ça, elle n’a pas l’influence d’un Facal? Alec Castonguay et toutes ses émissions quotidiennes, personne ne se fie à ses opinions d’animateur neutre parce qu’on préfère se fier sur Richard Martineau? Yves Boisvert n’est pas assez crédible et sérieux pour faire le poids contre un Rémi Villemure? Michel C. Auger est un analyste de métier qui joue fair-game lorsqu’il est question d’indépendance? Philippe Cantin a quitté La Presse dont tu t’ennuies pour faire 3h par jour partout à Cogeco en tant que souverainiste? Nathalie Normandeau qui a une émission tous les jours de l’année, elle hésite à voter oui ou non? Crime, Gaétan Barrette est invité partout. Christine St-Pierre est constamment invitée comme experte objective sur plein d’enjeux. Sans compter toutes les vedettes riches comme les François Lambert ou Mitch Garber qui viennent nous expliquer combien on ferait faillite dans un Québec indépendant. Personne ne se fie à ce que raconte Anne-Marie Dussault et qui elle invite tous les jours à 24/60 parce que c’est sur RDI? Et je n’embarque même pas dans les rôles plus funnés à la Jean-Philippe Wauthier (ouvertement libéral tous les jours) et les Jean-René Dufort qui ont selon moi pas mal plus d’influence que la très grande majorité des chroniqueurs du JDM!
D’ailleurs, quand on fait des panels de 3-4 talking heads à Radio-Can, Noovo ou peu importe, avec un indépendantiste clairement identifié comme tel, tu ne déduis pas que les autres sont fédéralistes? Ils sont juste des gens discrets sur leurs opinions politiques?
Et là, je liste tout ça par coeur assis sur un banc de parc vite vite, mais ta hot take est tellement grosse. André Pratte continue d’écrire sur X, et on voit constamment ses arguments être repris dans plusieurs des noms cités ci-haut. Il n’y a pas de quoi être nostalgique.
C’est sûr que si on fait semblant que la ville de Québec et ses radios super écoutées ne comptent pas, et qu’on ne tient pas compte de toutes les platefomes disponibles en 2026, et qu’on fait semblant que personne ne comsomme de contenu anglophone à 99.9% fédéralistes et qu’on se fait croire que les très nombreux anglos/allos consomment full nos médias franco, et que Québecor est plus gros que Bell Netflix et Amazon réunis, on peut arriver à d’autres conclusions, mais sincèrement, même en faisant ce genre de split, je ne sais pas dans quel Québec il faut vivre pour penser qu’une majorité de Québécois utilise majoritairement le Journal de Montréal pour se faire une opinion politique.
D’ailleurs, si tous nos médias sont si souverainistes que ça, pourquoi le projet indépendantiste ne grimpe juste jamais et qu’on continue de voter pour la CAQ et le Parti Libéral depuis plus de 20 ans? Et ce ne sont quand même pas les chroniqueurs indépendantistes qui viennent nous pousser combien il y a une lune de miel avec chaque nouveau chef libéral ou qui jasent du fameux effet Fréchette.